Lettre d'une inconnue

Un riche écrivain reçoit la lettre d’une femme qui lui révèle la passion qu’elle a nourrie pour lui en silence durant toute sa vie sans que jamais il ne s’en aperçoive. Depuis le jour où elle l’a rencontré, alors qu’elle n’avait que treize ans, elle n’a immédiatement vécu que pour lui et à travers lui.

Leurs chemins se sont croisés à plusieurs reprises, mais jamais il ne l’a reconnue autrement que comme une aventure de passage. L’enfant qui est né de l’une de leurs rencontres et dont il n’a jamais connu l’existence vient de mourir. Emprise elle même à la fièvre et ayant perdu tout espoir, elle réunit toutes ses forces pour lui parler une dernière fois et lui dire enfin l’immensité de son amour.

« Lettre d’une inconnue » est une confidence crépusculaire, dans laquelle on retrouve toute la pureté et la musicalité de la prose de Zweig. On est séduit par la précision avec laquelle il évoque les évènements et les atmosphères, par son sens du détail et du mot et par l’intense présence qu’il donne à ses personnages.

Prix du meilleur spectacle solo au Festival 2006 du Chapeau Rouge à Toulouse

succès Avignon Off 2004 et 2005

Adaptation et mise en scène : Isabelle Ramade 

Interprétation : Esther Candaës

Direction d'acteur et Voix-off : Jean Louis Manceau

spectacle tout public (à partir de 13 ans)

durée : 1h20

dossier à télécharger : 

La Presse

 

«Quelle pièce de Stefan Zweig ! Un texte magnifique, bouleversant, interprété avec talent, avec génie, avec émotion par l’extraordinaire Esther Candaës. La comédienne nous scotche dès le début de la représentation à tel point que l’on sent monter les larmes er les frissons au moment du salut final. Tout simplement magnifique.» (Le Contamdin – juillet 2005))

 

«La comédienne parvient à faire exister l’inconnue, pour les yeux du spectateur, à différents âges : de la jeune adolescente éblouie par une idole trop grande pour elle, à la jeune femme encore naïve, avide de se donner à son amant, jusqu’à la femme brisée, hébétée de douleur. (…) Esther Candaës est bluffante émotion car elle semble réellement habitée par l’inconnue. Un spectacle dont on ne sort pas indemne, et qui prouve, si besoin était, que les textes classiques ne sont pas toujours si ennuyeux, bien au contraire.» (La Gazette d’Avignon – juillet 2005)

 

"Le pathétique se déploie dans cette conscience de l’individualité de l’autre, conscience qui retient l’aveu - la jeune femme sait qu’il n’est pas de réciprocité possible, mais la lucidité n’est rien auprès du sentiment. On

pourrait croire qu’elle travaille à sa propre destruction, se fixe des obstacles imbéciles... Ce serait compter sans la subtilité de Zweig : au fil du texte, de petits éléments précisent le caractère impossible de l’union désirée. D'où ce tragique poignant, qui obtient sur une majorité de spectateurs un effet rare.Un spectacle bien pensé, qui a pour mérite de ne pas se laisser piéger par le texte. Juste et délicate, la comédienne trouve un jeu très « petit », ne bascule pas dans l’écueil de la grandiloquence, se préserve des élans emphatiques mais qui seraient du plus mauvais effet (...) De même, la mise en scène évite le statisme, les lumières et déplacements de mobilier font varier les tableaux." (Le Clou dans la planche - octobre 2008)

"Toute en finesse et en douleur, son adaptation de « Lettre d’une inconnue » est restée dans les mémoires. A tel point que, six ans plus tard, les programmateurs la sollicitent de nouveau, pour interpréter le destin tragique de cette femme, sublimée par une passion amoureuse incandescente et hors du commun."(Le Brigadier – mars 2018)

 

"Bouleversante interprétation de la comédienne qui nous laisse emporter dans les péripéties de la quête de cet amour. Elle sert parfaitement ce magnifique texte de Zweig à qui elle donne vie d’une façon intense grâce à une mise en scène qui a su rester discrète au profit de la pluralité de son jeu et du texte. En nous conduisant dans un voyage sombre, mélancolique, elle nous insuffle toutes ces émotions, sa douleur, sa passion, son exaltation, de sorte que le spectateur en sort subjugué."(La Dépêche du midi – avril 2018).

Crédit photo : Antoine Tea.

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